Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 184 ) >> rez ~ 1non · an1i ; répond l'horr1me de Dieu : )> ne vous ai-je pas toujours dit que la plus .>> belle coüronne étoit celle du 111artyre? Si » Dieu daigne i11e l'accorder, et si vous n1'ai– >l niez, ne devez-vous pas vous réjouir avec -» i11oi >> ? Revenu au n1ilieu de ses confrères, il voulut consoler celle qui lui avoit donné le jour, e11 lui adressant la lettre suivante.: · « l\la très-chère ~fère, ~> Je conçois votre douleur, et c'est la seule » chose qui n1'afllige aujourd'hui. Vous me lJ croyez n1alheureux, 111ais détr-0n1pez-vous; je )) n'ai jan1ais goûté de plus douces consolations: .>J consultez votre crucifix, et jugez si nia -mort » est déplora,ble. Souvenez-vous que nous som· 1> n1es · 111ortels; . Dieu n~us appelle quand il lui ~' plaît, i11ais le jour :. et l'heure nous: . sont >.> cachés, et la n1ort peut nous surpre11<lre. :»· Le ciel n1'aétrorde la plus grande grâce, ~> en ri1c donnant. le te111ps de n1~y préparer. ?> Je n1e r éjouis de inourir pour tna religion; >> réjouissez-vous aussi> n1a bonne n1ère, nous Ji nou.~ reverro11s dans. le sein de -Dieu: je ne l> vous oublie pas dan.s. nies prières, ·et je me 2) r.econ11Ilande aux vôt1·es >b, . . e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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