Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

. ( iô7 ) dans les cl1an1hres destinées à des ecclésiasti– ques con<lan1nés à la déportation, et qni, d.e jour en jour' attendoient rordre du départ. Accueilli de tous avec une vive affection , en1- hrassé avec un tendre respect:, con1n1e un }lrΖ sonnier de Jésus-Cht"Ïst, il fut introduit dans une cha111bre obscure, qui ne recevoi.L qu'u11 foible jour d'une croisée de vestibule donnant sur la cour intérieure. Cet.te chan1bre étroite et n1alsaine, qui rendoit la lun1'ière des la111pes nécessaire en plei11 n1idi, disons i11ieux, cette espèce de sépulcre, étoit néann1oins un asile précienx, au nlilieu du tun1ulte presque uni– versel qui ne laissoit aucun repos aux autres llrisonniers. Dans cette 111aison fort encon1- hrée, se trouvoient des hon1111es de toutes les· doctrines et de toutes les factions, et, aux pre- 111iers n10111ens, le père Firn1in ne dissin1ula point ragitation de son arne; son regard étoit inquiet, sa physiono111ie n1or11e et silencieuse; il sem bloit frappé d'une stupeur qui le rendoit 't ' l . rr , con1n1e e ·ranger a a convcrsat1on. _ ourn1cnte par un asthn1e que les fatigues et les peines rendoient plus fâcheux encore, il passa la nuit sans goûter un i11on1ent de repos; et 'l'aspect d'une n1ort prochaine l'ay·ant plongé clans u11e e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=