Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 14.8 ) paroisse de Guipry, qu'à chacun des révolu– tionnaires qui le connoissoient, il échappoit de dire ; cc Pour n1oi, si je trouvo1s Robert, » je ne pourrois pas l'arrêter. Quand je ine n cl isposerois à 111ettre la n1air1 sur lui, les » bras n1e to111beroient, c·est un trop honnête " ho111n1e ». Les juges bourreaux ( qui sera di posé à le croire'! ) , les juges eux - i1u~n1es, tout iniques et ha1·bares qu'ils se n1ontroient, ne purent, en ptononçanl la sentence hon1icide Cü1ttre l\J. Leroux, s'en1pêcher de dire sur sa p·~rsonne : « Il y a. do111n1age qu'un hon11ne >J de n1érite et de lun1ières con1n1e celui - ci t .>> périsse. l\lais aussi, sans doute qu'il feroit n plus de i11al qu'un autre, ayant plus de » :i;i1oyens. Il faut qu'il n1euTe ». Terrniuons ce i·écit dou]oureux par une observaliou digne de ren1arque. Deux géné– reux an1is, ~11\i1. Robert et Leroux, sont nés le n1ên1e jour ; ils ont fait leur pren1ière con1- n1union le n1ên1e jour; ils ont con1n1encé leurs études et continué tous leurs cours en– sc111ble; ils occupoient le 111ên1e apparte.n1ent; ils out reçn ensen1ble les saints ordres; ils sor– tirent ensernble du sol natal avec des lettres pour ren1plir la fonctioo de vicaire, l'un à e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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