Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 158 ) 1itiques. l\fais dans ces jours du plus a·ffreux. délire , il suffisoit d'être noble ou d'être prê– tre ·' pour porter sur sa tête le signe de l'ex– tern1 ination; aussi, chassé de son d.on1icile, poursuivi ·partout con1n1e un anin1al sauvage, rabhé de 1".1albos crroit 111isérablen1ent dails les bois. A l'époque du ra~en1blcn1ent de 1792 , cet ho1nn:1e de paix se réfugia dans urie rnaison qui appartenoit à sa fan1ille. L~ .2 1 du n1ois d 'août , il fut àécouvert dans sa ·retraite par des volontaires de la Garonne, que conduisoient des révolut~oonaires du pays. ·nans la puissance de ces ho1nrr1es sans en– trailles et . sans n1iséricorde, le disciple du Dieu- J-Ion1n1e se i11ontra digne de son 111ai.. tre ; sa conduite avoit été toujours sans re– proche; sa piété, toujours ferve1~te, s'étoît n1on– trée le ll1odèle de la conduite de ses frères; la cause pour laquelle il }lérissoit étoit la cause du ciel n1ên1e, la cause d'une souveraine jus– tice : il sentit r Qn1inence de ses devoirs' la grandeur de sa position, il la soutint avec une n1agnanin1ité parfaite. lnse11sibles à cette gran· <leur d'aine, ou plutôt, irrités à n1esure que 1'hon1111e cle Dieu se niontroit plus caln1e, ses in1pitoyables bourreaux le conduisirent à quel.. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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