Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 155 ) "tribunal de sàng' il réclan1a j Ùstice; on l'o– bligea de recourir à celle de Dieu , il se soun1it. M. Novi, jeune prêtre · des Vans, fut, aux pren1iers jours <le sa captivité, trop attentif aux cris de la nature ; seule elle agissoit toute en lui. De là cette désolation indocile à l'i– dée d'un supplice si injuste ; mais bientôt la grâce l'en1porta, la grâce ei1 fit co111mc url doux agneau qui ne gén1it point lorsqu'on le ·conduit à la boucherie. On lui donna le choix du sern1ent ou de la 111ort. << J'aime mieux >J rnourir )J , répondit-il avec assurance. Cet excellent prêtre dut, après Dieu,, le bonheur d'avoir surmonté, d'avoir étouffé tout n1ur- . , n1ure en son cœur, aux genereux eon1pa- gnons de ses fers. Il n'est que l'instinct su– hlin1e du christianisme, il n'est que l'exen1ple et la leçon de ses intrépides défenseurs, c1ui puisse conduire à d'aussi grands sacrifices. Pourquoi faut - il que ces traits d'héroïsn1e acquièrent con1me un nouvea~ lustre , pat"' .la honteuse défection d'un vicaire de Bannes, dont n.ous tairons le non1, et qui, arrêté dans la société de plusieurs des confesseurs, se trou... voit, comme eux, à l'instant d'obtenir la cou- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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