Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( ·I 55 ) Jeve.r à cause · d.es ni:auvais alimens qu'on lui of– frait : « Oh.! c'est assez bon, lui échappoit-il de ":dire; c'est assez bon pour des prisonniers». l..1a t-roisièn1e victin1e fut J\I. l'abbé Clén1en– ceau, natif de Bretagne, . curé de la pnroisse de Saint-Castor, et vicaire général de Nîmes .. Doué des qualités qui fout les bons curés, il ne connoissoit pas seulen1ent., 111ais il pratiquoit avec rigueur toutes les partÎLS de la charge pastorale, et n'étoit étranger ni aux lun1ières ni à la prudence nécessaire aux supérieurs ecclésiastiques. Un seul mot écha11pé de ses lèvres, dans l' épanchen1cnt du cœur, nous fera connoître J' é111inente idée qu'il nourrissoit dans ·son esprit, le sentirnent profond qu'il avoit clans son co3ur, de la subli1nité de ses fonc– tions, et des fruits qui y sont attachés quand on les ren1plit avec foi. Depuis son en1prisonne– n1ent_, quelqu'un plaignoit beaucoup en sa pré– sence tous les pr.êtres at"rêtés et traités avec une in1pitoyable dureté .. c( lVIais fnite~ at.tcBtion, » lui dit rabbé Clén1enceau, qu'on nous a pris » in1n1édiaten1ent après notre n1es~e ». M. Bouyol, i1é dans la viHe de Nîn1es, et chanoine d'{Jzès, y fut inhun1ainen1ent persé– cuté, pour les service& in1portans quïl ue ces- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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