Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 122 ) son supplice, il récita le psau1ne lJl/iserere et les prières des agonisans; et sa contenance, son visage vénérable, ses accens pleins d' onc– tion, firent couler les lar111es de tous les assis– tans. Arrivé sur l'échafaud, il entonna d'une voix forte le Te ]Jeu1n) qu'il continua jusqu'à ce <1ne l'instru111ent eût tranché le fil de ses jours. Ses chants ne cessèrent qu'avec sa vie, et son holocauste ne se tern1ina qu"à son der– nier soupir. Ce courage, que la religion seule pent donner, étonna jusqu'à ses bourreaux. Un n1urn1 ure d'indignation s"éleva de toutes parts -contre Jes hon1n1es fér9ces qui avoient con– dan1 né à n1ort ce saint vieillard; et le sou– venir de sa no})le constance ne s'effacera jan1ais de ]a n1én1oire des cstin1ables habitans de Per- . pignan. Sp<·r.ulatore111 dedi If, Donud · l>rnel: nud!ens ~rgo l'.r ure 1neo ser111onem, annunûabis eis ex nie.. l~zech. c. Ill. ln n1ente ha.be q11aliter acceperis, et audicris, et .fJ·en·a• . Apoc. 1u. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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