Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 552 ) 1 1. ·1 ' ' u eur c it-1 , vous n y pensez pas; 11 avez-vou8 » point entendu sonner le tocsin? La parois– » se va se rassernbler dans l'instant ; elle ne " laissera certa] nen1ent point enlever son vi– » caire. Ce choc occasionera une n1êlée qni n coûtera bien du sang. Croyez-n1oi, fuyez ' ' au ·plus vite ». Le stratagên1e réussit, et les méchans se dispersent. Mais bientôt, instruits qu'ils ont été joués par l'abbé Robert lui-mê- 111e, ils reviennent, très-résolus de n'être plus ses dupes. Son agilité lè sauva cette seconde fois des n1ains de ses ennemis. Alors, ne vou– lant point quitter la paroisse, ni attirer sur au– cun des fidèles la haine des schis1natiques, qui avoient juré sa perte, il choisit pour retraite le clocher de l'église, y den1eura six sen1ai11es, n'ayant d'autre confident sur son asile, que le n1aître d'école du village, hon1n1e plein de vertus, qui pourvoyoit à sa subsistance. C'é– toit par lui qu'étoient introduits les catholi– ques de l' en<lroit et d.es environs, qui dé~i roient de recevoir les sacren1ens. Cet hon1me de bien, fidèle au secre.t, fut long-ten1ps le compagno11 du i11issionnaire, et lui rendit de très-gronds services pour la sanctification de ~is frètes. I.se Seigneur l'en récompensa par la pah11e e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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