Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 544) de la piété et dans la crainte de Dieu , le dis... posoit à l'état ecclésiast.ique auquel il se con– sacra. ·Pendant le cours entier de ses études, il avoit été l'exe111ple des sé111inaristcs et àe tous les étudians, par la pratique solennelle des vertus propres à son âge et au saint état qu'il vcnoit d'en1hrasser. Pron1u au sace1,doce, il n e tarùa point à recevoir des 111arques de la ] nste confiance de ses supérieurs, et devint suc– c ~~ssivc1nent vicaire de la cathédrale et chape– la~n du grand chœur. Lorsque les prêtres fidè– les à la voix de leur conscience fi1rent con– da1T1 nés ~t ]a déportatio11, le zèle de j\f. VVol– bert lui fit prendre la résolut.ion de demeu- 1--er secrète111cnt à Strasbourg, pour y pro– curer, au 111ilieu de dangers in1111inens, les secours de son rriinistère aux fidèles. Le 5o i11ars 1 794, appelé auprès d'un ~naladc qu'on lui dit être agonisant, il ne crut pas pouvoir atte11dre la nuit suivante, et partit, après s'être allsolun1ent déguisé. Son habillen1ent étrange le trahit sur la route, et il fut arrêté par un in6rn1ier de l'hôpital n1ilitaire, quoique l'hom– n1e de Dieu lui d.éclarât le n1otif innocent de ce t ravcsti~sc111ent véritable111ent grotesque. J~e)nên1e j_our, deux saint.es filles qui lui don- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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