Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 531 ) cieux mortels 1 On avoit donc pri~ la résolu– tion de hâter l'instant du supplice des prê– tres, et 1\tl. Roch périt sous le fer de la guil- , . lotine, le lende111ain de son arrivée à Besan- çon. Mais quels furent les senti1nens de ce vertueux confesseur de la foi~ dans les heures qui précédèrent la dernière de sa vie I jusqu'où s'élevèrent les célestes consolations qui soute– noient son ame en cette rigoureuse épreuve ! Qu'il nous instruise lui-même, qu'il nous dé– veloppe et r1ous retrace les mouve1nens et les transports de sa ferveur' dans la lettre sui– vante , qu'il écrivit à ses parens le jour n1ên1e oi1 il alloit entrer dans son éternité. Nous ne nous permettrons pas d'altérer en rien sa naïve sin1plicité. C'est lui seul qu'on va donc entendre. « Très-chers père, parens et an1is, >> Salut en notre Seignent Jésus-Christ. >> ~[e voici enfin arrivé au tern1e auquel je )> n'aurois osé jan1ais aspirer, à cause de mes » péchés. Vous ne pouvez in1aginer quelle » tranquillité règne àans mon a111e. Je suis lié, >> je porte des chaînes; m·ais la paix et la joie ».sont dans m.o·n cœur. J 'ai été arrêté le 29 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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