Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 529 ) pour ne s'occuper que de ses intérêts. M. Roch, dcvenµ libre, s'échappa l1ar une porte de der– rière; 111ais, ne connaissant pas le local, il passa sous les fenêtres de la chambre où l'on éc.rjvoit le procès - verbal. Il fut aperçu par un de rédacteurs, qui s'élance aussitôt par la fenêtre et court après lui. l\f, lloch, faisant daus sa fuite un faux . p;ts, ton1be; il est at– teint et saisi par le cou. Le barbare alloif l'é– tra1~gler, si ~I. Roch ne lui eût dit : f< Je 111e >) rends , ne me tuez pas; ·si je dois n1ourir, >> tlu n1oii1s que ce ne soit pas par votr~ i11ain ». J Je c~ptif se trouva donc eutre les n1ains des gendar111cs, qui le conduisirent avec la fa111ille I.~anchy, d'abord à Pierre-Fontaine, et puis à Besançon ( J). Sur la route , ils leur per111i- ( 1) Arrivés dans cotte ville., le père et la mère de Ja famille Lanchy furent de~linés à y rester einprisonnés, et leurs enf~ns à êl.re envoyés au .tribunal révo1ution– naire. Les auteurs de leurs jours da1naudèrent à n'être point séparés <les êtres qui leur étoient si chers, et à subir avce eux le n1ê1ne sort. Ce qui leur fut accordé; tous <.:inq partirent pour Paris. Heureusen1ent Robespierre n'étoil plus; les jqses de son tribunal révolutionnaire avo-ient disparu; ceux qui les re1nplaçoient se montroient plus hu1naius. Le·s cin<f e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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