Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 527 ) courir les fidèles. On l'accueille àvec empres– sen1cnt, on lui sert à n1anger. Pendant qu'il prenoit ce repas, offert par la charité ch.ré – tienne, il fit diverses questions ·à sa charita– ble hôtesse. « L.es i11alades de ce pays, lui .>> dit-il, n1eurent- ils sans sacren1ens '! N 011, » lui répondit-elle, on sait toujours où il y. a >> des prêtres; on les avertit, et ils ne n1an– n quent pas de venir adn1inistrer nos rnala– " des. Je serois bien aise, reprit-il, de savoir " où il y en a n1aintenant; j'auroi~ des choses )) in1portantes . à leur con1111uniquer ". Cettè fernn1e sin1ple, ainsi déçue, )ui dit qne ~f. Roch étoit dans le n1ên1e viHage, dans la n1aison des Lanchy, ses parens. « Eh bien! dit l'é– >> tranger, je viendrai ce soir lui parler; n'en 1J dites rien, crainte de nous co111promettre .>) l'un et l'autre». Le vil délateur se hâta d'a– vertir la gendarn1erie de Pierre-Fontaine; elle s'adjoint quelq•Jes hon1n1es de la garde na– tionale, et arrive pendant la nuit à Villerchy. On s'adressa à un n1aître d'école in1bu de tous les 111auvais principes, et dont la 1naison .co111111uniquoit avec celle des Lanchy; cet hon11ne dit qu'il avoit vu chez eux, dans le cours de Ja journée, un étranger qu'il avoit e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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