Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 525 ) 1'etou1' son glorieux sacrifice. Il se rendit aus– sj tôt auprès de l'un <les vicaires généràux de Besançon, qui gouvernoient Je diocèse pen– dant la vacance du siége : cc Vous n'ignorez » pas, l\lonsieu_r, lui dit-il, l'arrestation de » i11on cousin. 'r oilà une place vacante. Si '> vous croyez que je puisse la re.n1plir, 111e )) voici, envoyez-1noi "· C'est ainsi qu'il est pern1is sans doute de de111ander des ernplois ecclésiastiques. La cÎl"constance dans laquelle il sollicitoit une n1issio11 ren1plie d'écueils, l'estime que lui n1éritoicnt les vertus qui le dis· tinguoient depuis son élévation a.u sacerdoce, les travanx édifians autant que pénibles, et qu'il soutenoit depuis plusieurs années, e11 qualité de vicaire, àaus une paroisse du diocèse de B.esançon, enfin le séjour utile qu'il avoit déjà fait en 111rance, clepuis l'époque de la dé– portation, décrétée contre le clergé fidèle, tous ces n1otifs autorisoient à croire que sa vocation venoit du '"f out-Puîssant. Ils déçidè~ rent le supérieur auquel il s'adressoit à lui dire de la part de Dieu : u Et vous, allez aµ&t;Ï tra– " vailler dans n1a vigne n, l..,e nouvel apôtre partit dans le cours de 111ai 1794. J-'es personnes qui furent tén1oin.s de ses e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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