Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second
( 521 ) sion. Dès le cotnmencei11ent de la rêvolution; cè bon religieux n1anifestoit une vive horreur• pour les doctrines pestilentielles; et bientôt ~pr.ès pour le sern1ent schisrnatique. Sa i11ai~ son ayant été suppri1née, le père l~n1ery dé– sira conserver le pl us long-tcrn ps possible le saint usage de la vie con1n1nnc, et se tetira dans le couvent de Gray, dè son ordre, où les pieuses règles étoient encore en pleÎu exer– cice. Les sup~rieurs le chat·gèrent d'y recevoir; les honoraires de n1esses, surtout pour la cha– pelle miraculeuse de Notre;._Dan1e dite de l\1on– taigu ou de Gray. Des volontaires républÎ.– cains se rendant à l'arn1ée lui présentèrent des rétributions pour le succès de leur can1pagneé Sur ce point, I'hon1111e de Dieu; sans sortir des bornes que prescrivent la douceur et la charité évangélique, leur montra les senti-– mens d'un bon catholique et d'un sujet fidèle. Ces jeunes gens; logés inilitairenient dans la ville, parlèrent à leur hôte, très-ardent jaco– bin, de la doctrine du disciple de saint Fran• çois, qui fut à l'instant dénoncé au club de Gray, puis à la n1unicipalité; et ensuite au district. Ce religieux, in.terrogé devant ces diverses autorités, confirn1a par ies généreu~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)
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