Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 514 ) damné fut aussitôt instruire de son so1't Bar.– thélen1i Java1.1x : il le prévint que le lenden1ain il seroit jugé lui - mê1l1e ~ aj<~utant que, bien prohablernent, on décerneroit conlre lui la peine de n1ort; ii le confessa et le disposa au n1artyre. Ce jeune hahitanl des t:han1ps étoit saisi de la plus vive fra Jreur en songeant à ses derniers rnon1ens; cette pensée le. jetoit dans d'étranges agitations : l'lLornn1e àe Dieu , plus occupé de so11 fils spirituel que de lui-n1ên1e, n'on1it rien pour relever son courage et pour lni inspirer une grande coufiaucc : « Mon fils, » je dois n1ourir avant vous, lui d it.... ii ; si j'ai » quelque cré<lit auprès de Dieu, j'obtiendrai >~ cle lui pour vous, que vous ue VOJ Îcz pas le » n10111eu t de votrt) n1ort ». S'occupant ensuite d~:s ~utres con1pagnon~ fle ses fers, connue lui confesseurs de la foi, <lotH f _.essus }elll' JaÏsSâ ces· ruots par cc rit : « ... !\.dieu, n1cs ch~1~s arnis, )> je 'înitte celte tt:rre d'exil pour <lll~l' dans » notre v< ~ ritable patrie, où nous uous rPnui– ~' rous ün jour. Travai:J '"'z s:inseessc :i nH:riler » ce houhenr; ~or:v ~" n ez-vons qne · les cho~es » du n1oude ue sont rien, et que tOl ' S ies rnaux )) que ron peut nous faire souffrir ici-· bas' u cp.ùJf.p1e grands,· quelque longs qu'ils puis.- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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