Gassier, Jacques : Observations sur la véritable constitution de la Provence, au sujet de la contribution des trois ordres aux charges publiques et communes
l)ARr. L fA!". Ir. Fol. 69, ( 64) çois Prell1ier, & par les tnalheurs des ten1S qui ré- duifirent les habitans du Pays aux dernieres extrê– tnités. L'hifioire le prouve, & les Délibérations des Etats COl1tenlporains ne pern1ettent pas cl' en dou– ter. Avant 1 5) 7 , il avoit été créé des Offices qui furent réunis par le Pays. Les feux en [upporte– rent la plus groffe portion , COlTIlne de raifon. Le Clergé fut cottifé pour quatre lTIille écus; les No– bles en offrirent deux IniIIe. On fent bien que la con– tribution de ces derniers ne pouvoit être que vo– lontaire. Les principes locaux fuffiroient pour le prouver. Les AlfelnbIées l'avaient reconnu en 1528. En faut-il une 11ouv'elle preuve? On la trouve dan les Etats de 1539, où il eft délibéré de faire rendre compte à certains Gentilshommes, ci - devant députés pour exiger l'arB'ent des Nobles qu'ils avç;ient ACCORDÉ fournir pOllr le rembourfenlent des Offices. On voit, à tous ces différens traits, de quel 'poids peuven' etre les preuves que nous avons à réfuter. Les No– bles avoient donc confenti la contribution de deux lnille écus, lors de l'extinétion defdits Offices. C'efi d'après le confentelnent de tous les Ordres, que le Roi avoit laxé des Lettres de contrainte, dont le Etats de 1537 déliberent l'exécution & la pour– fuite. Ce e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_007
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