Gassier, Jacques : Observations sur la véritable constitution de la Provence, au sujet de la contribution des trois ordres aux charges publiques et communes
(25 ) V oilà quels font nos antiques principes. Voilà notre droit bien expliqué, bien développé pour ce qui concerne la prelniere époque. Mais puif– qu'on a cité quatre tenues d'Etats, pour en in– duire que le droit & l'u[age de la prelniere époque, prouvent que la Nobleife étoit [oulnife aux contri– butions pécuniaires, pourquoi n'a-t-on rien dit' [ur les Etats intertnédiaires qui fe trouvent entre l 374 & 1406 ? C~efi: parce qu'on trouve dans ces Etats & dans leur confiante uniforlnité , des preuves évidentes que la Nobleffe ne devait rien, & que les dons qu'elle avoit cOl1[entis dans les occafions dont on veut [e prévaloir aujourd'hui, étoient li– bres & volontaires. Si les autres Etats avgient pu fournir quelque induaion favorable au fyfiêlne dont nous détruifons les bafes, on n'eût pas manqué de les relever. C'efl: la réflexion que tout leaeur ilnpartial a dt1 faire. La prelniere époque fur laquelle nous rai~ fonnons , elnbraffè environ trente ans. On trouve dans l'intervalle plu{ieurs Etats COI1VOqués. COln– tuent & fur quels principes a-t-on Inarché dans, C s Etats interlnédiaires? Le voici. En 1391, teIns de la guerre du Vicomte de Tu:– enne, époq?e de défafir,e & de calalnité pç>ur la p ... - PART. I. CHAP. II. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_007
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