Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 9

9 t t' "R.ecuel! de.s eontrats faitJ par ,, C!ergl' dV~e lei Rois 't ... de Pontchlrtrain, ccinfeiller du Roi en fes forces & defon pouvoir; quec'el\ par tous fes confeils, fecrétaire d'état & des cette conlidération que le Roi leur corn· commandemens de S. M: & meffire. N1- mand_e~e demanderenfon nom au Clergé colas Defmaretz, chevalier, marquis de lix m1lhons ; & bien que cette fomme fait Maillebois, baron de Châteauneuf-en- conlidérable, qu'ils efperent que da us la Thimeraye & autres lieux, confeiller du conjonélure pré fente, Je Clergé ne trou– .Roi en tous fesconfeils & au confeil royal, vera pas cette demande excefiive. direéleurdes finances, pour lui repréfen- Sur quoi lefdirs feigneurs de l'alTem– ter, que dans la guerre fanglante que S. l\1. blée ont dir & remontré, que le Clergé efl obligée de foutenir, il ne s'agit_pas toujours attaché aux intérêts du Roi, rou– feulement d'affe.-mir I.e trône du Roi jours touché des befoins de l'état, n'a Catholique, & de fomenir la gloire du de peine que de ne pouvoir donner à Sa Roi T rrs-Chrétien, mais de maintenir la Majcflé autant qu'il le fouhaitcroit, que foi & la religion; & que tant de puilTan- les ennemis qui approchent de nos fron– ces ne feroient point entrées dans cette tieres, la plûpart hérétiques & furieux querelle, li la dangereufe politique de la contre la religion, n'étant pas moins af– plûpart des alliés de !'Empereur ne leur famés des biens de l'églife, qu"animés avoir fait en'vifager cette conjonélure contre la foi, c'efl affurer le temporel & comme une occalion favorable de faire le fpirituel de la religion, que d'aider le prévaloir 11 religion protelhnte ; que Roi qui en efl le plus puilfant, ou pour cette multitude d'ennemis & les pertes mieux dire, J"nnique proteéleur; qu'il que le contre-temps & le hafard de la n'y eut jamais d'ailleurs de guetjC plus guerre nous ont attirés, fembloient de- ju!le que celle que le Roi foutle'nt au– voir nous réduire à la défenlive, cepen- jourd'hui ; & que le Clergé ne peur ni dant que ces obllacles n'ont pas empêché ne veut fe difpenfer de fecourir un Roi qui le Roi d'étouffer la fureur & la rebellion ne combat que pour la religion & la juf– des fanatiques que les ennemis de l'état tice; qu'il voudroit au contraire avoir des & de la religion fomentaient avec tant de forces proportionnées à fon zele. Qu'il foin; de remponer des avantages folides n'a d'autre douleur aujourd'hui que de par mer & par terre, & après avoir ligna- trouver fes forces épuifées; & que les ef– Jé fes armes le printemps & !"été par la forts des allemblées précédentes le met· t"onquête de quatre places importantes, rent hors d'état de faire ceux qu'il delire· de continuer la guerre tout l'hyver, & roit; qu'il fupplie S. M. de conlidérer malgré les rigueurs de la faifon, forcer,à l'état fàcheux où font tous les membres la vue d'un ennemi attentif & entrepre- du Clergé, & de ne permettre pas que fiant, une place dont il connoiffoit fi bien Je fervice des paroiffes manque, faute de la conféquence, qu'il a cru devoir tout rif- fubfiflance pour les prêtres, que les fon– quer pour fe la conferver;que c'ell, à la dations foient anéanties par les fréquen· vérité, lln grand épuifcment pour le royau- tes taxes, & que les vierges confacrées :l me d'enrrcténir un li prodigieux nombre Dieu, & enfermées dans des monafleres de tr0uµes, mais que la pru,dence engage pour le fervir dans la folitude, foient le Hoi ,\ proportionner no~ recours aux obligées de l'abandonner pour difpurer befoins de l'état; que ces effons redou- leur pain avec les traitans, & tombent blés, pour ne pas dire continués, doivent dans une pau,•reté forcée, beaucoup plus bien nous faire foL1ha1ter la paix, & qu'il dure pour ce monde, & moins méritoire n'y a qu'en moyen d'y forcer les ennemis, pour l'autre , que celles qu'elles ont c'ell de mettre le Roi en état de les vain- vouée; & que le Clergé attend avec con• cre; qne le Clergé le peut, en contribuant fiance de la piété & de la juflice de Sa de fa libérolité ordinaire à la fubfiflance l\1aje!lé, qu'après avoir fait un dernier de fes 1H1;nbre:.ifes armées qui prodiguent effort dans cette alfembli-e, il n'effuyera fi génére:iîemcnt leur fang & leur vie pas dans la fuite des affaires pefantcs qui pour le (dut de l'étit& pour la gloire des achevenr de l'accabler. autels ; que le Hoi fc repoferoit fur J'ar- Et pour cet effet, ont lefdirs feigneurs deur &: 1.1 fid{!ité du zele du Clergé, fi du Clergé accordés & accordent a Sa S. M. n',ppréhendoit qu'il ne le pottât ~fajell:6 fans retardement du préfent au-delà, non des befoins de l'état, dont contrat ,'la f"omme de lix millions de li~ le Clergé connoit l'étendue, mais de vres payables en cinq rennes égaux. !-e prem1et http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-09] Corpus | Histoire de Provence

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