Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 9

S47 Recueil des Contr11t.r faits p11r le C!crgl ~ 11vtc le.r 11.ol.1 8 +s eccléliaftiques de la province de Rouen , du monde, & a redoublé la fervitude en par procuration palfée pardevant le même temps qu'il a aboli la religion par Beauval , notaire royal apollolique en tout où il a éré le maître. hdire ville, le f· mai dernier. . Que tout autre que le Roi auroir fuc· Et lefdirs fcigneurs évêqu~ de N1fmes combé fous une e1areprife li univerfelle & év~que de Lodeve ; & melhre Armand- dans une guerre d'une fi longue durée , Pie"c de la Croix-de-Callries, prêtre, que l'hilloire ancienne & moderne auroit grJnd archidiacre de J"églife_ fJinr.e i;>ri- peine à nous fournir un exemple de tant matiale de Narbonne; & melhre Vnaher- de forces unies contre une feule puilfan– Jofeph de Roux, fous-diacre, abbé de ce, qu'il paroîtroit fabuleux à la pofté– Villelongue au dioce(e de Carcalfonne, rité, que Louis-le-Grand, bien loin defe nommés & députés des eccléfialliques de contenter de fe tenir fur la défcnfive, de J.i province de Narbonne, par délibéra- garder fes côtes, d'affurer fesfronrieres, tion ,{e l'alfemblée du Clergé de ladire a porté en même - temps fes armes en province, du 18. janvier dernier , de- Allemagne, en Flandres, en Italie. & meurée :\ Dellerieux , notaire royal à qu'on peut dire qu'il y a cette différence NJrbnnne, dont extrait eft ligné de lui entre cette guerre & celles qui ont pré– & de Verger, fecréraire. cédé celle-ci, que dans les unes il y avait Sans que les rangs ci·delfus écrirs & les des allii-s, & pouvoir devoir une partie feings defdirs lèigneurs duClergé ci-après de fes fuccès à la valeur de fes troupes; falfenc aucun préjudice aux prérogati1•es, mais que dans l'autre, feal contre un qualités & dignirés defdirs feigneurs. plus grand nombre d'ennemis, fa fermeté Lefquelles procurations & les alles ci- & fon pur mérite avaient fourenu l'état de!fus mentionnés ne feront trJr.fcrits en dans fa gloire & la religion dans fa pu– rin des préfemes pour éviter longueur, reté , que cane de vitlaires qu'on ne & ont été mis ès mains des fecréraires de compre plus que par le nombre de fes )adire ailemblée pour les mettre aux campagnes, avaient beaucoup épuifé les archives dudit Clergé.. finances du Roi, qu'il avoit fallu un fur· Tous lefdits feigneurs fufnommés , croit de dépenfe prodigieux, mais né• faifant & repréfenr•nt le Clergé général celfaire, que le ClergéconnoilfoicmieuJC & l'état eccléfiatlique de ce royaume , qu'eux l'état du royaume , & les miferes alfemblés en la ville de Saine-Germain-en- des provinces qu'il foulageoic comme les Laye par permillion du Roi , pour trairer fiennes propres, que les peuples ne pou– des affaires de leur ordre , & de coutes voient plus porter de nouvelles charges , chofes concernant le bien temporel d'i- & que quoique l'on eth diminué les cailles celui ; le Roi auroic député en ladite de routes pans, les fonds ordinaires des alfemblée mellire Henri Pulforr; Claude finances ne lailfoient pas de tomber en le Peletier,miniftre d'état; François d'Ar- non-valeur, que les depenfes augmentent ·gouges ; Nicolas - Augufte de Harlay ; tous les jours , & qu·on ne peut les di-. Louis Phelypeaux- de - Pontchartrain , minuer fans rifquer l'état & la religion i minilhe & fecrécaire d'état, contrôleur que cependant dans un befoinfi prelfanr i général des finances , tous confeillers le Roi vouloit bien fe contenter de dix d'ér2t ordinaires de Sa Majetlé , pour lui millions de livres feulement, pour mar– repréfenter que lorfqu'ils vinrent demar.- quer au Clergé qu'il fait plus de cas des der il y a cinq ans le fecours de douze grands hommes qui le compofenc que de millions , ils penfoient n'avoir plus au- la difpolition de leurs biens. Jourd'hui qu'à féliciter le Clergé de Sur quoi lefdits feigneursde l'alfemblée l'heureux [uccès de fes alliftances, ne ont dit & remontré, que depuisle der·. pouvant croire qu'une guerre fi violente nier don gratuit accordé i Sa Majefté; & fi générale fût fi longue , & que tant les biens d'églife fe trouvoienc tellement de provinces & d'états différens eulfent diminués , qu'à peine les revenus pour– conrinué à oublier fans aveuglement le raient-ils fatisfaire au paiement des dé· bien de leurs états , leurs véritables in- cimes ordinaires, autres charges & à la térêts, & même leur religion, en les fa- fubfiftance des eccléliaftiques ; toutefois <:rifiant routes à celui qui pour fe faire conlidéranc que les biens d'églife n'ont un grand nom & fe maintenir dJns fon éré donnés que pour le maintien de la ururpation, a mis Je feu auxquaue coins relii;ion, dont Je Roi fo~tienc avec 1ag; • http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-09] Corpus | Histoire de Provence

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