Assemblée générale du clergé : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France. Tome 5 : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France

as9 Du Culte 'di.vin. T1T. VIII. PART. III. 390 qui raffif.loit , ~yant fait quelque réfif- Ce facrement ne fe reçoit qttepar ceux tance & témoigné du mécontentement , qui le defirent& le confentent, & qui ont qu'elle même l'a âffurée, & que fi-tôt le pouvoir & la capacité de le defirer & qu,elle a été à chevd ; elle a corn- confentir; mais comme toutes chofes, de mencé à rire & à chanter; fur laquelle in· quelques conditions qu'elles puiffent être, formation le prévôt ayant décrété contre font compofées, felon les logiciens , d'un Sevin & fes complices, J\1arguerite Gi- genre & d'une différence, ce qui s'appelle rard a comparu , tant en jugement que en phyfique la matiere & la forme; .les pardevant notaires , & fait déclaration , facremens,qui font les ouvrages des mains portant que le mariage avait été fait de fon de Dieu, chofe purement fpirituelle, ont confentement, qu'elle l'avait elle-même deux principes néceffaires. Celui du ma– pourfuivi & defiré, nonobilant laquelle riage, outre le confentement des parties les juges ayant paffé outre à l'inflruétion contraétantes, qui généralement eil: defiré de la procédure_, ils ont interjetté appel & dans le facrement, fans lequel il ne peut f e font pourvus en la cour ; en laquelle , fubfifler, & qui repréfente la matiere, re– vu le contrat de mariage & l'aéte de célé- quiert encore les formalités de r églife bration' ils ont obtenu arrêt de défenfes intr0duites par r ordonnance' lefquelJes particulieres' le pere a ufé du pouvoir de confiftent en r obfervation de certaines r ordonnance' & par deux aétes, l'un du cérémonies' qui donnent des difpofitions 19. mars, l'autre du 7. avril 16~ 2. dernier nécefiàires , & fans lefquelles l' applica– paffé _, non feulement il a déshérité fa tian du facrement ne fe peut faire, & c' efl fille_, mais même a révoqué les donations ce qu, on appelle la forme. & avantages qu'il lui avait faits. En caufe Ce n,eil: pas que l' églife aye voulu tou– d,appel , maître Imbert Sevin & fa femme cher à lafubilance ni à la veritéd,un aéte, ont baillé requête pour révocation du lequel étant d'inflitution divine' ne peut principal, par laquelle ils demandent être ·recevoir ni plus ni moins, nefouffre aug– déchargés de la pourfuitecriminelle; que mentation ni déchéance; mais I'églife a r exhérédation prononcée par le pere fait confi<léré les particuliers qui fe préfentent, révoquée: voilà qu'elle eil: la qualité du elle a établi la qualité des hommes, & dé– différend des parties, auquel il échet de terminé quelle doit être la condition de définir trois queftions. ceux qui veulent participer à la grace & La premiere, :fi le mariage dont il s,a- à l'effet du facrement; ainfi qu,en celui git eft valablement contraélé, fi le pere de pénitence & dans le plus augufle de. peut accufer de rapt celui qui a époufé tous les myil:eres de norre religion, qui contre fon confent@ment fa fille veuve, ne fe peut nommer qu'avec termes d'ado– rnais âgée feulement de feize ans. ration, 1' effet & le dernier complement qui Quant à la premiere queilion, qui abou- confiil:e en la grace, au pardon & à la re– tit à la vérité dtrfacrement , à la validité mife des offenfes, ne fe conferent qu'à ceux du lien & de r obligation fpirituelle' nous qui font difpofés par des préparations io– avons appris des doéteurs & de l'ufage in- térieures, qui font des voies néceffaires dé– troduit par les arrêts ' que les mariages claré_e~par r égl.ife: .ainfi au mariage l' églife qui commencent par un rapt , font nuls a defire la publtcatton des bans, la préfen– tant que le rapt dure, parce que le prin- c~ du propre pafteur, hors laquelle elle ne cipe & l'effence du mariage étant le con- dit pas que le facrement foit nul·, mais que fentement libre & volontaire de ceux les particuliers font inhabiles & incapa– qui contraétent, le rapt qui n' efl: autre bles de le recevoir. L'ordre de prêrrife ne chofe qu'une force & une impreffion ex- fe peut recevoir par un homme marié, le terne, détruit entiérement l'ufage de la facrement du mariage ne s'ripplique point volonté & la liberté d,agir , en telle forte à un religieux; cela ne procede pas du: que ceux qui font ravis, fait que l'ou- défaut de ragiffant, la nullité n'efl: pas ni. trage ~oit fait à leur perfonne par une dans la puiffance du miniilre qui le con– c0ntramte aétuelle , foit que la violence fere, ni dans la vertu du facrementqui efl: foit exercée fur leur ef prit par une forte conféré ; le vice procede de l'incaoacité perfuafion , laquelle en la perfonne d'un du fujet, duquel les fa cul rés mal difpo– mineur paffe pour une injure notable , fées nefo~t _pas f~fceptibles ni préparf~s pour une aétion forcée , en l'un ni en pour part1c1per a la vertu , & acquenr l'autre cas il n'y a point de mariage. l'efficace du fa_creme,nt: car jiles aétions .,. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_054 (05)

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