Assemblée générale du clergé : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France. Tome 5 : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France

~g 7 Du Culte divin. Trr. VIII. PART. III; 8S8 les parties hors de cour & de procès fans famille, que la ville de Riom ayant été at– clépens , le mardi vingt-fix mars mil fix taquée de la maladie contagieuîe , aban– cent vingt-quatre , mon!ieur de Verdun donnée de tous les honnêtes gens , fa mai– premier pré!ident prononçant. fon déferte par l'abfence de fa femme & de fes enfans, lui feul eft demeuré dans fon LXX X V. :Autre arrêt rendu au parlement de Paris,le 4.fepu1nhre1632. avec le plaidoyer de Jd. l'avocat général Talon fur la queflion ~ fi une fille yeuve âgée de feir_e ans peut con– traaer valablement mariage con– tre la volonté de fes pere & mere _, & fans être fajette à l'exhéréda- tzon. C Ette quefiion fut (olemnellement agi– .J tée en l'audience de la touq1elle~, le 4. feptembre 163 2. au fujet du mariage de demoifelle 11arguerite Girard , avec maître Imbert Sevin , avocat du Roi au bureau des tréforiers de France de Riom, ~laidant Galand, Germain & le Feron, & monfieur l'avocat général Talon pour le Roi , qui a dit, Que le différend des p:udes fur lequel il échet de prononcer, bien qu'il aye pour titre l'appel d'une procédure criminelle tàite par un prévôt des maréchaux , & qu'ils'agilfe en apparence de confirmer ou infirmer un décret , confifle néanmoins plutôt au jugement de quelques queftions <le droit, que non pas à l'éclairci!fement d'aucuns faits contentieux; car les accu– f és confeffent l'aétion qui leur e!l: impofée, ~'ils avouent ce mariage & le procédé d'ice– lui; mais ils foutiennent que le crime qui leur eil: imputé, eft une aétion légitime , pour laquelle ils ne peuvent être traités ni civilement ni criminellement: & d'autant que la véritable déduétion du fait produit les queflions qui f e doivent examiner en la caufe _, il eil: nécelfaire de repréfenter qu'Alexandre Girard, fieur de la Richerie, qui efi: l'intimé , au mois de mars 1629. maria demoiîelle Marguerite Girard fa fille avec un tréforier de France en Au– vergne, & Jui promit en mariage vingt– deux mille livres' outre r efpérance de pouvoir participer à fa fucceilion. La condition du pere eil te11e, qu'il efi ex~r~mem.ent incommodé de gouttes , pnve de 1 ufage de fes jambes & perclus de fes mains) & vit en telle f on~ dans fa logis, ou plutôt dans fon lit, jufqu'à ce que les fiens ayant été attaqués,& que deux de fes domeftiques frappés de la conta– gion, l'ayent obligé de fe retirer à la cam– pagne, tandis que la femme de l'intimé était aux champs avec fa famille, maître Imbert Sevin , avocat du Roi au bureau des tréforiers de France en Auvergne, à recherché en mariage demoiîelle Margue– rite Girard, veuve du fieur Faure , tréîo– rier de France : la mere a agréé la recher· che, & a figné la promeffe de mariage, laquelle porte avoir été faite en fa préfence & de fan confentement. Cette promelfe efl: du 26. août '163 1. de laquelle l'intimé prétend que fa femme 1' ayant averti de cet– te recherche, il 1' a défaprouvée , & lui a fait entendre qu·elle ne lui étoitpas agréa– ble, & pour le juflifier, il rapporte deux lettres, par lefquelles fa femme lui mande qu'elle ne fouffrira plus dans fa maifon les hantifes de Sevin. L'intimé fe faifant por– ter aux champs pour éviter le mal dont fa maifon était atteinte, fa femme & fes en– fJnS fe font retirés au village de S. Myon: incontinent après ce déménagement la femme de l'intimé efl décédée le i6. oéto– bre 163 1. & quatre jours apr~s Marguerite Girard fa fille, veuve, âgée de feiz.e ans feulement, eit fortie de la maifon, faifant contenance d'aller au village de Beaure– gard acheter quelques marchandifes: Im– bert Sevin s'efi rencontré fur le chemin , elle qui l'attendait, a monté fur fon cheval en trouffe,&s'eilretirée avec lui: le mê– tne jour le contrat de mariage a ét~ pa1f é, duquel les articles n>ont rien d'extraordi– naire, & le mariage a été célébré par le curé de la paroi!fe de S. Pierre-de-Lezoux; au même-temps le pere s'eflplain.t au pré– vôt des maréchaux de la province, du rapt commis en la perfonne de fa fille; il ~ informé deraétion ' & toute la preuve qut réfulte de fon procédé , n'aboutit à autre 'r ' chofe qu'à ce que nous avons. repre1ente à la cour; favoir, que cette Jeune v:u~e efl fortie du bourg de S. Myon, afhftee d'une !ienne compagne & d'une fuivante: qu'elle demandait le chem_in de Be~ure­ gard; qu'elles'eft affife. derriere_une vigne; qu'ayant vu des ~aval1ers ~emr, elle efl: allée au-devant deux; que 1une des fill~s e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_054 (05)

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