Auteur : Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France. Tome 4 : Des ministres de l'Eglise qui sont réguliers
r 589 quifl,nt réguliers. TrT. V. CHAI'. I. 1590 les Urfulines ont ufé en la difpenfation vient à Paris, fa niecelui dit franchement de ces libéralités : elles ont eu l'ardeur qu'elle ne fora jamais profe!lion qu'il de toucher plus de quarante mille livres n'ait pris les droits de Peru. Il fe vît lors avant la profellion , & ont ablndonné en un fâcheux état, il a voit donné trente celle à laquelle Marie de Cailelnau étoit mille livres, on lemenaçoitde le pourfui– redevable de fon éducation. Le fieur de vre comme il:ellionatairc; on a voit con– Noferives devoit à Marie de Cailelnau, fulté dans le Palais, fi Marie de C:iflel– il prétendoit auŒ qu,elle lui devoir, on nau pouvoit difpofer de fon bien au pré– le fait venir, on veut traiter avec lui de judice des contrats qu'elle avoit fait avec ce qu'il doit ; & pour le regard de ce qui lui: fon bien & fa liberté étaient entre les lui eil: dû, on lui dit qu'il s·en fer·a pax_er mains des Urîulines, ii falloir fuhir h loi après la profeffion. Il ne tint pas aux Ur- qu'elles lui donnoient: le rn:irché fut con– fulines que ce marché honteux ne s'ache- du de parole avec Pende 28. février. Dès vât; mais le fieur de Noferives n'y trou- le lendemain, 1-1arie de Cailelnau écrit à. vant point de ft\reté. il fut rompu: elles fon tuteur, que puifque îon oncle s·éroit firent écrire au fieur de· Fontperthuis , ·réfolu d'acheter (es meubles & fes befliaux, que fa niece s'étoit engagée de faire pré- elle feroit incontinent profeffion. Le 1 .• fent d·un parement d'autel de quinze cents mars, Peru cede fon marché au fieur F.ont– livres; que s'il ne lui donnait de quoi l'a- perthuis moyennantla fomme de huit mille cheter, elle vendroit fes 1neubles & bef- livres, de laquelle il paie quatre mille li– tiaux. Le fieur de Fontperthuis, manda vres comptant, fait fon obligation du fur– qu,il lni fuffifoit de fe voir à la veille d·ê- plus,payable dans trois mois, & lui avance tre pourfuivi comme Uellionataire par lîntér~t. Le même jour, Peru reconnaît ceux auxquels il avoit engagé le bien de que le fieur de Fontperthuis lui a donné fa niece. Les Urfulines ayant reconnu que cinquante piftoles en faveur du tranf– le fieur de Fontperthuis ne vouloir point port, & au lieu qu,il devoir être naturel– de ces beH:iaux, conclurent qu'il falloit 1ement garant de ce qu'il cédoit au lieur trot1ver un moyen pour le forcer de les de Fontperthuis , il fait obliger le fieur de acheter. Le 9. février 163 3. Marie de Fontperthuis à lui garantir la vente que CaH:elnau, de l'autorité de fon curateur, l\1arie de CaHelnau lui avoit faite. Au mê– les vend à un nommé Peru, fecrétaire de me inHant, Peru fe tranfporte au couvent la chambre du Roi , moyennant la fom- des Urfulines, & leur donne avis que l'af– me de huit mille livres , qu,elle confeffe faire étoit terminée. Le ; . mars, le con– avoir reçu comptant. Ce contrat eil nul, feffeur des Urfulines mande à Peru, que Marie de Cailelnau étoit autorifée par le jour de fa profeffion efi pris au lundi 7. les lettres de bénéfice d,âge pour manier mars , Peni en donne avis au fieur de le revenu de fon bien, mais non p:is pour Fontperthuis. Le 7. mars, la profeffion fe dégrader fes héritages par la vente des bef- fait, Peru y affifle comme une des princi– tiaux: fon curateur la pouvoitautoriîeren pales parties. La cour peut reconnaître un aéte utile, mais non pas en une diffipa- par toutes ces circonilances, que les let– tion. La letl:ure de ce contrat, juUîfie que tres obtenues pour faire caffer le tranf– Peru n'eft qu·un homme emprunté par les port de Peru ne peuvent recevoir aucune ·urfulines; car il n·efi pointcroyablequ•un difficulté, le fieur de Fontperthuis étoit bourgeois de Paris aie acheté des beHiJux engagé en une fomme de trente mille lî– qui font en Bourbonnais & en Berry, fans vres: il voyoit qu·un nombre infini de per– les voir & fans en favoir le prix: les Urfu- fonnes ravageraient le bien de fa niece, 1ines & Peru, Cachant bien que ce contrat on expofoit les immeubles en vente, on feroit difputé par les héritiers paternels pilloit les meubles de tous côtés , on le & maternels, firent écrire trois jours après menaçoit que ce défordre n'auroit point au fieur de Fontperthuis, que fa niece ne de fin s·il nedonnoit huit mille livres pour feroit jamais profeffion qu,elle ne vît ce étancher la foif des Urfulincs. Il efi forcé contrat à couvert, & celui qui lui écrivoit de les donner comme un fecond prix de la l'invite de venir à Paris , afin de prendre profeffion ; l'appel ne reçoit pas plus de les droits de Peru: Il me.femhlt, ce dit-il , difficulté; la fentence ne fe peut foutenir que ne faccédant aux meuh!es de votre niece en la forme. La mineure étoit de grande que pour unJixieme, vous y pouvet trouver maifon, elle avoit nombre <le parens e11 'J)otre avantage.. Le fi:ur de Fontperthuis cette ville , on ]es _néglige, on a{femble Hh hhh ij e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_054 (04)
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