Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 1

1579 Des Hérétiques. T1T. VI. CHAP. I. 1580 conclutions ci-de tfus, avec dépens, dom- terré au cimeriere de ceux de la religion mages & inrérêrs, & en l'amende. Tou- prétendue réformée , ni qu'il fe foir en vois, avocat pour ledit défendeur, a aufli façon quelconque mêlé & entremis pour plaidé & dit , que ledit défunt Hénault fa fépulrure, ni qu'il vair aflifté, & tou– eft décédé, non d'une apoplexie, mais refois c'eft de cela feÜlement que le de– d'une fluxion abondante, qui avoit duré mandeur fe formalife; que s'il avoir quel– quarre ou cinq jours, laquelle néanmoins que prétention fur ledit défunt Hénault lui aurait laitfé ruCage de l' ouie,. la vui;.' il le devait aller voir & vititer , & aprè; la parole , & le iugemenr fort fam, qu 11 fa mort enlever fon corps , & Je faire av~i'. dès fa paitTance,fait p~ofetfi~n de la inhul"!1er , dont il n' ~Ût .étr! empêché par rehg1on pretendue.reformee, v~1re par le. defen~eur) '!'a1.s 1! n';i daigné ce plus de vrngt annecs audit Chatillon , fall"e, fott qu 11 fut informe qu'il n'eût lin<-n depuis quelques années, que pour été bien reçu dudit Hénaulr, fait aufii de quelque dépit il fe ferait rangé en l'é- grande pauvreté, & c'eft donc à tort que glife romaine , & érant tombé malade le demandeur fe plaint co ncre lui-même, de la maladie dont il ell: décédé , dès le que de mettre contre vérité en avant, premier jour, invit.! par fes parens & que ci-devant il avoir commis fcandale ; amis d'envoyer quérir un curé , il auroir mais ce que le demandeur en fair , c' et~ fair récponfc , qu'il avoir fa confcience qu'il cherche journellement des prétextes chargce d'avoir depuis quelques années pour troubler la paix & runion qu'il y a fair profefiion d'une créance qu'il n'avait audit Châtillon enrre les habirans des point à cœur, & qu'il ne vouloir point deux religions, & pour vexer fans raifon de curé , ains deliroic qu'on envoy~r qué- ledit défendeur , & parranr, par ces rai– rir le minitlre dudit Ch:îci!Jon , & étant fons & autres par lui verbalemcr.t dédd– derechef admonellé d'y bien penfer, au- res en plaidant , foutient qu'il doit a\'oir roit perfévéré à ce qu'on fit venir ledit congé de la demande du demandeur, avec minitlre; & fur cela fon gendre avec rrois dépens : !lJr maître François Legrand, autres perfonnes feraient venues au logis avocat du Roi , pour le procureur dudit du défendeur le tro11ver à un jour de fa- feigneur, a été dit, que maître Théo– medi , qui lui auraient fair entendre ce phi le Tardif, miniftre de!' églife préren– que detfus , le priar.t de vouloir venir due réformée de Chârillon-Jür-Loire, fe voir & viliter ledit Hénault , affurant plaint qu'on le convient à torr comme an– qu~I le demandoit a1•ec inftance : ce qui rcur de cette injure & irréligion commife obligea le défendeur de 5'acheminer en envers ce défunt; qu'il n'a fair que ce h maifon dudit Hénault, où étant, en qui étoit de fon devoir; qu'il a été man– prt'.fence de plus de trente perfonnes, le- dé pour l'admonefter & le concilier, "dit Hénault témoigna difertement de pa- qu'il y eft allé, & n'a point été mandé role, qu'il avoir grand regret d'avoir ci- pour l'inhumer, & partant que congé devant quitté ladite religion prétendue lui doit être donné de cette aétion. Si le r~fonnée, pour faire-profeflion d'une au- défunt et1t eu une femme catholique, la tre religion , en laquelle il n'avoir point préfomption feroit à la vérité grande, cru, & ne cro_yoit point, & en deman- que le minilhe ayant été 1nandé , le dé– doit pardon à Dieu, priant ledit défen- funt auroit eu detfein dans ce dernier mo– deur de lui adminiftrer fes confolations, ment de fa vie, de changer de religion; & faire priere à Dieu pour lui ; ce qu'il mais ayant été farti d'une apoplexie, qui fir, & continua les jours de lundi & mar- lui a en m&me temps ôté l'ufage des or– di enfuivans, à mefure que ledit Hénault ganes du corps & de la raifon, qui ne · l'envoyoit quérir par fes enrans, ~Il VU & V?i~ que c'eft par Une affeéiati<;n. prém~­ fu de tout le monde ; voire meme de d1ree, que fa femme, de la religion pre– qu.elques catholiques romains?qui s'y[~- re~due réformée~ au lieu ds · mai;der le ro]enr rencontres ; ce qu autli ledit prerre & [on cure, a mande le m11ulhe, demandeur ne pouvoir ignorer, fans qu'au- lequel connivant avec cette femme mal– cun s'en foit formalifé; en quoi ledit dé- heureufe, a fair croire à tous ceux de la– fendeur n'a rien fait de contraire aux édits dite ville de'Châtillon ,que le défunt avoit du Roi, n'ayant point en cela entrepris voulu mourir de la religion prétendue ré– fur la fontl:ion du demondeur, mais qu'3 foi·mée, bien ·que depuis vingt ou vingr– fon inftigation ledit Hénault ait ét~ en- troi~ ans il ·îÛt vécu catholique , ledit http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-01] Corpus | Histoire de Provence

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