Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 1

140 5 Des Hérétiques. TrT. VI. CHAI'. 1. r4oc> tre plus il leur et1 permis par lédit de de nouveau fans leur approbation : telle– Nérac d!en avoir ès lieux où l'exercice ment que les défendeurs n'ayant pas de leur el1 permis par l'édit de Bergerac, concellion particuliere pour la contlruc– gui ell :l dire où ils avoient !'exercice de tion du temple dont ell quellion, il faut leur religion en l'annc'e 1 f77· car ainfi favoir fi l'edit de Nantes etl fullifant parle l'article VII. de Bergerac ; mais le pour autorifer ce qu'ils ont fait, & fi furplus, outre les deux cas exprimés , l'intention du Roi a été de leur donner ne peut être prétendu que par imagina- indifféremment cette permillion dan~ tian ou par entreprifc: :l quoi le deman- tous les lieux de fon royaume où l'exer– deur ajoute , que par les termes de l'ar- cice de leur religion a cté toléré: ce qui ticle vin. de l'édit de Nantes, les fiefs [e juge en conlidérant par l'ordre du des eccléliathques ayant été déchar,gés temps les articles de Ber~e;ac '·Nérac & <le cet~e fe~vitude .' & n~ pouvant etre Na~tes, lefquels ayant cte fa1~s _le,s uns contraints a foulfrir un batiment de cet- apres les autres, & parians prcc1fement te qualité, l'on ne [e peut prévaloir con- du b:îtiment des temples, doivent rece– tre eux du temps des trente-trois années voir leur interprc'.tation d'eux-mêmes, qui font C:coulees depuis la conlhuétion & non des autres articles qui parlent de de cet édifice , ni des édits des années l'exercice de leur religion , qui ne doi– I 622. & 1629. qui doivent être fainement vent point être confondus les uns avec interprétés, "Je Roi a1•ant voulu les main- les autres , les temples n'étant pas de tenir en la poffellio11 des temples qui lé- n6cellité pour l'exercice, puifqu'aupa– gitimement leur appartiennent, & !cf- ravant les bâtimens d'iceux l'exercice fe quds de droit ils peu1·ent pofféder : car faifoit ; favoir etl dans la maifon du pour le furplus , l'abbaye de Saint-1\·lai- minitlre, ou dans un autre lieu parti– xant ayant été notoirement tenue en culier approuvé par l'autorité du ma– conlidcnce par perfonnes de la religion gilhat, ainfi que dans les maifons des prétendue réformée , & les gouverneurs gentilshommes qui ont haute jullice ou de Sai11t-Maixa!1t, qui avaient toute au- fief de haubert, lequel exercice public torité dans la ville , faifans même pro- ne doit pas être toléré dans la ville de fellion, il a été facile de bitir ce temple Saint-l\1aixant, que pour les habicans fans réfilhnce & contra<liétion de qui d'icelle , & non des villages circonvoi– que ce fait, ne pouvant le temps de tren- fins qui Ce doivent retirer aux lieux de te-cinq années être oppofé pour fin de bailliage, ou dans les maifons des gen– non recevoir aux droits de !'eglife & en- tilshommes, d'autant qu'il ell dangereux core moins à lautorité du Roi contre la de fouffrir les alfemblées de cette qua– puifiànce & fouveraineté duquel l'on ne lité dans une ville, pour ce qu'outre que preîcrit point dans fon royaume. En ces par ledit article 11. de la conférence de rai fans conlille en peu de paroles toute Nérac , qui ell: le premier à vrai dire, & la contetlation des parties, en laquelle, le feu! qui parle des bitimens des tem– quant :l eux , qui comme gens. du Roi pies , ils n'ont été permis que dans les font bien aifes dans toutes fortes de con- faux bourgs des villes , ou bien ès bourgs ~entions , y chercher l'utilité du public & villages. Outre plus, en temps de fé– rnféparablement attachée à la volonté dition & de nouveauté, s'il s'atîembloit du Hoi , & à l'obéitfance qui lui ell due grand nombre de peuple dans ce temple, par tous fes fuJets, de quelque qualité ils pourraient être maîtres de la place qu'ils puiffent être, après avoir examiné contre le fervice & l'autorité du Roi: à. cette caufe dans les rai fans qui de part quoi ajoutant la qualité du demandeur, & d'at!tre peuvent être alléguées , ils qui ell abbé & haut jutlicier dans le lieu éiabhllent pour pré1ugé & fondement où le temple a été bati dont il n'en faut de l~u~ d~îcour~, qu'~n ouvrage de cette autre prei.:ve, finon les ~ontrats des mai– qualne na pu ctre fait dans le royaume fans achetées fur lefquelles le temple fans l'~utorité prC:~ife du Roi , & l'ap- dont cil: qucll:i~n a été bâti, qui ont été pr~bauon du magt!lrat ; parce que la enfaifinés par le receveur de l'abbaye; rch~1_on étant dans l'état , les chofes les articles Il. VIII. & XI. de l'édit de ex.tene.~res qui fervent à l'exercice pu- Nantes témoignent fuffifamment que blic d ~celle, font en la proteétion de l'intention du Roi n'a pas été de foulfnr nos Rois, & ne peuvent êue ünroduites que I'églife re~ût cene injure par le voi- finage http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-01] Corpus | Histoire de Provence

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